Lazio, l’acte antisémite de trop

 Anne Frank Lazio Roma (Twitter) ©Twitter

Publié le 25/10/2017 à 09h04, Mis à jour le 25/10/2017 à 09h24

Les Ultras de la Lazio n’en sont pas à leur premier fait d’arme. Mais en utilisant des images d’Anne Frank, les supporters romains ont provoqué un véritable scandale en Italie.

La polémique ne désemplit pas en Italie après le nouvel acte antisémite de certains supporters de la Lazio. Dimanche, des Ultras laziales ont en effet affiché des photos d’Anne Frank portant un maillot de l’AS Roma dans le stade Olympique que les deux équipes se partagent à Rome. Une provocation qui a suscité un véritable tollé et provoqué l’ouverture d’une enquête par la police.

La Curva Nord fermée en raison des chants racistes entendus lors du match contre Sassuolo début octobre, les Ultras de la Lazio avaient pris place dans la Curva Sud habituellement dévolue aux supporters de l’AS Rome, marquant leur passage en collant des détournements d’images d’Anne Frank, la célèbre jeune fille juive décédée en déportation dans un camp nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.

Face à l’avalanche de critiques qui s’est abattue sur le club laziale, le président du club Claudio Lotito a tenté de réagir, annonçant qu’il emmènerait désormais chaque année deux cents jeunes supporteurs à Auschwitz, où Anne Frank a été déportée avant de mourir à Bergen-Belsen. « Aujourd’hui nous entendons réaffirmer notre position encore une fois avec ce geste clair et sans équivoque : personne ne peut instrumentaliser la Lazio. La plupart de nos supporters sont avec nous contre l’antisémitisme », a-t-il affirmé, après avoir déposé une gerbe de fleurs aux couleurs de son équipe à la Synagogue de Rome.

La classe politique n’a pas manqué non plus de réagir, le ministre de l’Intérieur, Marco Minniti évoquant « un acte inhumain et alarmant pour l’Italie, qui a subi la contagion, il y a 80 ans, de la cruauté bornée de l’antisémitisme. » « C’est incroyable, inacceptable, il ne faut pas le minimiser ni le sous-évaluer », a renchéri le chef du gouvernement, Paolo Gentiloni, appelant à de lourdes sanctions.

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