Quand Ben Arfa a touché le fond

 Hatem Ben Arfa Hatem Ben Arfa. (Icon Sport)

Publié le 26/10/2017 à 05h57, Mis à jour le 26/10/2017 à 05h58

Indésirable depuis de longs mois, Hatem Ben Arfa a perdu ses dernières illusions après le match de Coupe de France face à Avranches.

Hatem Ben Arfa continue de donner le change. Pourtant devenu persona non grata au PSG, Hatem Ben Arfa assure en effet bien vivre la situation. « Je prends beaucoup de plaisir, je suis bien », affirmait-il  ainsi encore  le mois dernier à Guy Roux en marge d’un match du Variétés Club de France.

L’international tricolore a certes demandé la médiation de la Ligue au sujet de ses fréquentes mises à l’écart, l’ancien Lyonnais étant prié de s’entraîner avec l’équipe réserve les jours précédents les matches, il ne se déparait pas de son sourire. A en croire Sylvain Idangar, un ami très proche rencontré au centre de formation de l’OL, Hatem Ben Arfa vit pourtant très mal cette situation.

« Dès que je sens qu’il va mal, je monte direct à Paris et je dors chez lui. J’ai fait pas mal d’aller-retour pour lui fin 2016, quand il n’est pas dans le groupe, et aussi en juillet 2017, quand il n’a pas été pris pour le stage de préparation aux Etats-Unis », a-t-il ainsi raconté à L’Equipe, en marge d’un long sujet sur les sept mois de calvaire du Français.

Mais selon le Franco-Tchadien, Hatem Ben Arfa a touché le fond dans la foulée du match de Coupe de France face à Avranches. Alors qu’il pouvait espérer capitaliser sur sa belle prestation contre l’équipe de National, avec un doublé et une passe décisive à la clé, HBA avait en effet été cantonné au banc le match suivant face à Guingamp, perdant à cette occasion ses dernières illusions.

« Le moment le plus dur a été lors du match PSG-Guingamp quand Emery le laisse sur le banc alors que quatre jours avant, Hatem avait marqué deux buts en Coupe de France et fait une passe décisive. Normalement après un match comme ça, un remplaçant gagne des points vis-à-vis de son entraîneur, a raconté Idangar. Mais contre Guingamp, il ne rentre pas. Ça, ça fait mal. Devant ma télé, je me rends vraiment compte que le problème n’est plus sportif, mais extra sportif. Je me dis ‘cette fois, c’est mort pour Hatem. Le combat est perdu’. Sur le banc, je sais qu’il est touché, qu’il doit se dire la même chose. Le match d’après, il disparaissait définitivement du groupe. C’était fini. »

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