Zidane protège moins Benzema

 Karim Benzema (Reuters)Karim Benzema ©Reuters

Publié le 20/11/2017 à 19h12, Mis à jour le 20/11/2017 à 19h14

En pleine crise de résultats actuellement, le Real Madrid devient presque inoffensif. Tant et si bien que désormais, Zinedine Zidane ne peut plus continuer à prendre la défense de ses joueurs, et même Karim Benzema ne fait pas exception.

Il y a bientôt deux ans que Zinedine Zidane a pris la succession de Rafael Benitez à la tête de l’équipe première du Real Madrid, et le technicien français a presque tout réussi. Mais depuis l’entame de l’exercice en cours, force est de constater que ses Merengues sont dans le dur, au moins en championnat puisque largués à dix longueurs du leader et rival barcelonais. En Ligue des champions, ça va mieux dans le groupe H, et un bon résultat mardi soir sur la pelouse de l’Apoel Nicosie pourrait permettre de faire un grand pas vers les huitièmes de finale.

Face à un adversaire bien moins effrayant que le Borussia Dortmund ou Tottenham, tout le monde attend enfin un réveil des champions d’Espagne en titre, méconnaissables à l’image du rendement offensif de Cristiano Ronaldo et Karim Benzema. Zidane aussi, compte sur son vestiaire pour enfin repartir de l’avant. Lui qui s’est toujours posé en premier rempart contre les critiques a toutefois reconnu ce lundi que les prestations de certains éléments de son groupe devaient s’améliorer. Même Karim Benzema, qu’il a toujours protégé envers et contre tous et dont il milite pour le retour en équipe de France, est quelque peu piqué.

« Il est le premier à reconnaître qu’il doit faire mieux, et il sait qu’il peut donner encore plus, a reconnu le champion du monde 1998 en conférence de presse. Et je vais continuer d’aider les joueurs à faire mieux, Benzema comme tous les autres. Nous devons tous être meilleurs. Dans le jeu, il y a du progrès, et il faut que nous marquions un ou deux buts pour que la série noire s’arrête. Ce serait bien que ça arrive mardi soir…« . Les critiques sont évidemment très frileuses, mais eu égard aux discours habituels du patron de la Maison blanche, elles ne sont pas anodines. Toutefois, chassez le naturel et il revient au galop: « Nous connaissons la difficulté de notre métier. Nous sommes à Madrid et on nous demandera toujours plus. Mais je pense que nous n’allons pas si mal que ça« …

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