Monaco, la honte

 falcao-home Radamel Falcao a quand même sauvé l’honneur. (Reuters)

Publié le 21/11/2017 à 22h34, Mis à jour le 21/11/2017 à 22h49

Monaco s’est incliné 4-1 mardi devant Leipzig en Ligue des champions (cinquième journée du groupe G), ce qui élimine l’ASM de toute compétition européenne. Tous les buts ont été inscrits en première période.

Inacceptable, inadmissible, inconcevable, révoltant… On pourrait remplir une page de qualificatifs à accoler à la prestation de Monaco mardi soir, contre Leipzig. Le Besiktas, en assurant le nul face à Porto une heure avant le coup d’envoi à Louis-II, avait assuré sa première place et redonnait aux Monégasques les cartes en main. Deux victoires, une devant Leipzig et une autre à Porto, et l’ASM se qualifiait en huitièmes de finale de Ligue des champions ! Mais les champions de France, menés 2-0 en moins de 10 minutes, ont perdu 4-1 chez eux.

C’était d’ailleurs le score à la mi-temps, au terme d’une première période qui rend cette défaite historique à plus d’un titre. Au-delà de la litanie de chiffres abjects, les demi-finalistes de la saison dernière ont surtout donné l’impression d’un abandon complet. Et très rapide. Les voilà éliminés de tout, certains de finir à la quatrième et dernière place de leur groupe. Le retour de Radamel Falcao, unique buteur à 3-0 dans l’indifférence générale – après son absence sur blessure lors du dernier match, sur la pelouse du Besiktas (1-1) – n’a rien changé.

Raggi: « Pardon aux supporters »

Jemerson, sans doute le plus mauvais de tous, a démarré le festival dès la sixième minute en marquant contre son camp (0-1). Puis Timo Werner s’est baladé trois minutes plus tard (0-2) avant de transformer un penalty à la demi-heure de jeu (0-3, 31e). Falcao a marqué (1-3, 43e) mais il était écrit que les Monégasques n’auraient pas le droit au bonheur, avec un nouveau but dramatique de facilité pour Naby Keita dans la foulée (1-4, 45e). Comme si les rares rescapés de la lumineuse saison dernière avaient décidé, par les actes, de faire comprendre à leurs dirigeants qu’il était impossible de se saborder autant lors d’un marché des transferts.

« Il n’y a pas beaucoup de mots, se lamente Andrea Raggi sur beIN SPORTS. La première période était catastrophique. Je suis là depuis de nombreuses années, c’est la première fois que je vis ça à Louis-II. Pardon aux supporters. C’est le football, c’est comme ça… Il n’y a pas d’explication. On avait la rage de gagner après le nul de Porto, on avait cette grande possibilité de se qualifier… On voulait gagner et tout donner, mais parfois ça ne se passe pas bien. Il faut relever la tête, rester ensemble et s’en sortir dans la difficulté. » Dimanche, c’est le PSG qui débarque.

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