Chapecoense, Follmann un an après

 Jakson Follmann Jakson Follmann. (Reuters)

Publié le 28/11/2017 à 09h08, Mis à jour le 28/11/2017 à 09h20

La vie. Un an après le terrible accident d’avion qui avait touché l’équipe de Chapecohense, Jackson Follmann, un des six rescapés, continue de travailler pour le club brésilien mais en tant qu’ambassadeur. Impossible pour lui de jouer, mais il se sent utile pour le club.

Le 28 novembre 2016, la fête attendue par tout Chapecoense s’est transformée en un terrible accident d’avion qui a coûté la vie à 71 personnes dont 19 joueurs, 14 membres du staff et 20 journalistes. Le retentissement de ce drame a été mondial avec des aides venues de partout. Le club a réussi à se reconstruire rapidement et a même assuré son maintien dans l’élite cette saison.

Parmi les 6 rescapés, Alan Ruschel a rejoué en août dernier, Neto espère en faire de même en 2018 mais Follmann, amputé d’une jambe, a changé de voie. Il est devenu ambassadeur du club et accompagne l’équipe régulièrement. « Je mène une vie normale, je travaille toujours dans le club et je ne prends plus aucun médicament ni ne vois aucun médecin. Dès que je dois reprendre l’avion, j’ai besoin de faire une prière. J’ai peur, c’est normal… », glisse-t-il pour Le Parisien.

Entretemps, il a vécu des moments forts au sein d’un club décrié par certaines familles mais qui aurait fait un nouveau geste vers les familles des joueurs décédés. Pour Follmann, c’est différent et le club de Chapecoense reste son quotidien pour son plus grand bonheur. « J’ai besoin d’être utile, de regarder le club grandir. Il m’a toujours soutenu« , plaide-t-il.

Si la tristesse prend parfois le pas, il pourra se remémorer les moments de joie comme la remise du trophée de la Copa Sudamericana ou cette rencontre avec Leo Messi. « Ça a été une très grande émotion. C’est le meilleur joueur du monde mais il est très humble. On a beaucoup discuté, mais pas de l’accident, uniquement de football« , rapporte celui qui a également rencontre le Pape qui lui a donné sa bénédiction. 

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