Garcia compare Mitroglou et Germain à… Papin et Gignac

 Garcia - Mitroglou - OM (Icon Sport) ©Icon Sport

Publié le 28/11/2017 à 16h20, Mis à jour le 28/11/2017 à 16h38

Le maigre rendement de Kostantinos Mitroglou et Valère Germain en Ligue 1 n’inquiète pas Rudi Garcia, l’entraîneur de l’OM, qui rappelle les précédents Jean-Pierre Papin et André-Pierre Gignac.

Deux buts pour l’un, zéro pour l’autre. Le début de saison de Kostantinos Mitroglou et Valère Germain en Ligue 1 est loin de répondre aux attentes. Arrivé blessé à l’OM, le Grec avait une bonne excuse, en tout cas au début, mais ses dernières prestations ont été indigestes, dans le jeu comme à la finition. Quant à son remplaçant, s’il se rend bien plus utile dans l’animation, son inefficacité est devenue très problématique. Inquiétant ? Pas pour Rudi Garcia, qui ne tient « aucun discours spécial » à ses buteurs.

« J’ai de très bons joueurs et mes attaquants en font partie. Ça va venir, ce n’est pas un souci », dit-il, rappelant aux impatients supporters marseillais les débuts compliqués de deux de leurs ex-idoles. La première: Jean-Pierre Papin. « Je ne suis pas à l’OM depuis longtemps mais, si ma mémoire n’est pas défaillante, je ne suis pas certain que les débuts de Jean-Pierre Papin aient été idylliques la première saison. De mémoire, on lui avait donné un surnom pas très positif », affirme l’entraîneur olympien.

Papin et Gignac, les mauvais exemples

Arrivé en 1986, à 22 ans, « JPP » avait tout de même inscrit 13 buts en 33 matches dans l’élite, mais les fans l’avait baptisé « J’en plante pas » « J’en peux plus ». « Et pourtant, on sait la carrière que Jean-Pierre a faite derrière. Il est devenu un joueur magnifique, note Rudi Garcia. Je ne suis pas sûr que les deux premières saison d’André-Pierre Gignac aient été une réussite non plus, et pourtant c’est quelqu’un qui est adulé ici (au Vélodrome), et à juste titre parce que c’est un formidable avant-centre. »

« APG » avait eu beaucoup de mal à s’imposer lorsqu’il a débarqué de Toulouse, en 2010, avec 8 buts en 30 matches pour sa première saison et 1 but en 21 rencontre la suivante. « Je ne sais pas quelle carrière auront mes deux attaquants, mais laissez-leur du temps, réclame le coach phocéen. Je préfère être quatrième à un point du deuxième, avec un Valère et un Kostas qui ne marquent pas énormément – ou pas du tout pour Valère en championnat –, parce que ça ne peut que s’améliorer. »

Une (autre) erreur de communication

Si ces exemples ne sont pas choisis au hasard par Rudi Garcia, ils ne sont pas bons pour autant. Car à respectivement 29 et 27 ans, Kostantinos Mitroglou et Valère Germain ont signé avec des CV bien plus remplis que ceux de leurs aînés quand ils ont rejoint le club. Il est donc légitime d’être un peu moins patient avec eux, surtout que les dirigeants marseillais les ont vendus durant tout l’été comme des « grands attaquants ». Une autre erreur de communication, après celle du « Champions Project ».

« Parfois, ce n’est pas plus mal d’avoir trois joueurs à 15 buts plutôt qu’un à 30 buts. Il vaut mieux que le danger vienne de partout même si, évidemment, je souhaite à mes attaquants qu’ils marquent plus de buts. Et je suis convaincu qu’ils en marqueront incessamment sous peu, estime Rudi Garcia, qui n’envisage pas de les aligner ensemble d’entrée, préférant rester en 4-2-3-1 que passer en 4-4-2. On va faire appel à Dr. Jekyll et Mr. Hyde pour qu’ils nous fassent un mix, une créature des deux. »

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