Deschamps: "Vous croyez qu’ils vont me mettre la pression ?"

 Didier Deschamps (Reuters)A Moscou, Didier Deschamps a croisé le chemin de son homologue allemand Joachim Löw, sélectionneur de la National Mannschaft tenante du titre. ©Reuters

Publié le 01/12/2017 à 18h35, Mis à jour le 01/12/2017 à 18h50

La fameuse « baraka » de Didier Deschamps a encore opéré à plein lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2018 en Russie (14 juin-15 juillet). Placés dans le groupe C avec l’Australie, le Pérou et le Danemark, les Bleus sont condamnés à la première place.

« Ça aurait pu être pire, bien évidemment. » On ignore si Didier Deschamps a dans l’intention d’acquérir quelques notions de russe d’ici l’été prochain, mais le sélectionneur tricolore pourrait au moins apprendre le mot chance. La légendaire « baraka » du champion du monde 1998 a opéré à plein vendredi, à Moscou, lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2018 en Russie (14 juin-15 juillet). Avec pour adversaires du premier tour, dans le groupe C de la compétition, l’Australie, actuellement sans sélectionneur, et le Pérou de Ricardo Gareca, deux adversaires jamais croisés dans la compétition, mais aussi le Danemark du talentueux Christian Eriksen, les Bleus n’ont en effet pas à se plaindre.

Même si Deschamps reste bien entendu prudent: « On connaît maintenant nos trois adversaires, l’ordre des matches, les stades, les horaires: on a beaucoup de réponses et on va passer pas mal de temps pour planifier notre préparation. On va prendre le temps de bien étudier nos adversaires. C’est vrai qu’on a plus l’habitude de jouer le Danemark ; après, le Pérou, la dernière fois remonte aux années 80 (1). Et l’Australie, on les avait joués en amical en 2013 (2). Le point commun entre ces trois équipes, c’est que ce sont trois équipes passées par les barrages, comme nous lors de la dernière Coupe du monde. Donc ce n’est pas penser qu’ils sont moins bons ou plus faibles. Ce tirage est ce qu’il est sur le papier », souligne un « DD » sur ses gardes.

Il n’ignore évidemment pas ce que ce tirage implique: « Vous croyez qu’ils vont me mettre la pression ?, interroge-t-il benoîtement. Peu importe le groupe, l’équipe de France doit se qualifier pour les huitièmes et terminer première. Ce sera notre objectif. On ira à cette Coupe du monde avec beaucoup d’ambition, et aussi l’humilité nécessaire, assure-t-il. Quand on veut aller le plus loin possible, il faut déjà bien faire la première partie du travail. Ce premier objectif, il est basique, mais c’est de sortir premiers de notre groupe. » Rendez-vous est pris. —————————————
(1) Première équipe de la zone Océanie croisée par les Bleus, l’Australie (39e au classement FIFA), en quatre confrontations avec la France, compte une victoire en phase de poules de la Coupe des Confédérations 2001 (1-0). Mais reste sur une déroute en amical (6-0) au Parc, en 2013, avec un dernier but inscrit par Benzema.

(2) Le Pérou (11e au classement FIFA) n’a jamais affronté les Bleus dans un Mondial, où il compte à ce jour 4 participations, dont un quart de finale atteint en 1970 par la génération Cubillas, mais auquel il n’a plus participé depuis 1982. La même année, Los Incas avaient battu la France (1-0) en amical lors de la seule confrontation entre les deux équipes.

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