Les sponsors qatariens du PSG interpellent l’UEFA

 Nasser Al-Khelaïfi (Reuters)Nasser Al-Khelaïfi ©Reuters

Publié le 28/01/2018 à 12h11, Mis à jour le 28/01/2018 à 12h18

Passés au crible de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC), les contrats de sponsoring du PSG interpelleraient l’UEFA selon les informations du Journal du Dimanche.

Le 1er septembre dernier, l’UEFA annonçait l’ouverture d’une « enquête formelle sur la conformité du PSG avec l’exigence de l’équilibre financier, en particulier à la lumière de son activité de transfert récente« . Autrement dit, les récents transferts de Neymar et de Kylian Mbappé en provenance du FC Barcelone et de l’AS Monaco, moyennant 400 millions d’euros environ, devaient être étudiés à la loupe par l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC). En particulier les circuits financiers alors élaborés.

A la lumière des premières conclusions de l’enquête, le club parisien serait dans les clous sur ce point, avec toujours néanmoins l’obligation de renflouer ses caisses à hauteur de 70 millions d’euros d’ici au 30 juin – date de clôture des comptes. Seulement l’ICFC , selon le Journal du Dimanche, aurait tout de même trouvé du grain à moudre au cours de ses investigations. En s’attardant sur les contrats de sponsoring qatariens du PSG – ces partenariats avec l’opérateur Ooredoo, la banque nationale du Qatar (QNB), le groupe médias beIN et bien sûr l’office de tourisme du Qatar (QTA).  

Le précédent 2014

L’ICFC « a récemment pris connaissance de l’évaluation, par un cabinet d’audit indépendant, de la valeur réelle des contrats du PSG avec ses sponsors et partenaires qatariens« , peut-on lire ce dimanche dans le JDD. Or un « écart substantiel avec les chiffres affichés par le club parisien » aurait été constaté, rapporte l’hebdomadaire. S’étonnant de voir de tels éléments « sortir du cadre des discussions engagées avec l’UEFA« , le PSG, joint par le Journal du Dimanche, n’a pas souhaité réagir à ces nouvelles allégations. « L’évaluation des revenus commerciaux restant en cours, aucune des parties concernées n’a matière à apporter le moindre commentaire« , souffle-t-on côté parisien.

En 2014, invoquant alors « la juste valeur du marché« , l’UEFA avait dévalué de 100 millions d’euros le contrat d’image signé entre le PSG et QTA – un accord qui devait initialement rapporter 200 millions d’euros chaque année au club de la capitale. Cela tout en limitant la capacité d’investissement des Parisiens à 60 millions d’euros, en encadrant la masse salariale trois ans durant et en procédant notamment  à une retenue de 20 millions d’euros sur recettes versées par l’UEFA. A l’époque, Nasser Al-Khelaïfi avait déclaré accepter ces sanctions « en dépit du réel handicap qu’elles constituent dans la possibilité de lutter à armes égales avec les meilleures équipes européennes« .

Laisser un commentaire