Bielsa, la somme folle réclamée au Losc

 bielsa-home (Reuters) ©Reuters

Publié le 02/02/2018 à 07h52, Mis à jour le 02/02/2018 à 07h57

Déjà mal en point financièrement, Lille pourrait payer très cher le passage de Marcelo Bielsa sur le banc nordiste.

L’avenir du Losc, seulement 17e de Ligue 1 et donc toujours aussi concerné par la lutte pour le maintien, ne se jouera pas seulement sur la pelouse du Stade Pierre-Mauroy ou sur celles de la Beaujoire, de l’Allianz Riviera ou de Louis II, Lille devant rencontrer six des sept premiers de L1 lors des sept prochaines journées. La survie du club nordiste se jouera également devant la commission juridique de la LFP, le tribunal de commerce de Lille et les prud’hommes. La faute à un Marcelo Bielsa bien décidé à faire payer au prix fort son éviction de son poste d’entraîneur.

A en croire L’Equipe, le technicien argentin, suspendu de ses fonctions le 22 novembre puis licencié pour faute grave le 15 décembre, a en effet attaqué le club lillois devant le tribunal de commerce pour cessation de paiement ainsi qu’aux prudhommes. Au total, l’ancien entraîneur de l’OM, qui percevait 560 000 euros brut par mois, demanderait pas moins de 18,6 millions d’euros au Losc, soit 13,6 millions de salaires et 5 millions de préjudice, s’appuyant sur le contrat signé sous seing privé entre Marcelo Bielsa et Victory Soccer, la holding qui détient le club lillois.

Un pré-contrat qui pose problème

L’existence de ce contrat n’est d’ailleurs pas sans poser problème aux dirigeants nordistes. Il a en effet précédé le contrat officiel déposé à la Ligue et sa dissimulation est un manquement à la charte du football professionnel. C’est d’ailleurs ce contrat que la commission juridique de la LFP va examiner ce mardi en présence des dirigeants du Losc et de Me Carlo Brusa, l’avocat de l’entraîneur. Les deux parties ont également rendez-vous la veille pour une première audience au tribunal de commerce de Lille mais cette audience pourrait être renvoyée à plus tard. Quant aux prud’hommes, c’est le 13 mars prochain que le juge des référés examinera ce dossier pour le moins complexe.

Car si le pré-contrat signé par Marcelo Bielsa est effectivement reconnu comme le souhaitent les conseils du technicien argentin, il entraînerait l’exécution d’une clause dite parachute qui obligerait le club lillois à payer l’intégralité des salaires de son ancien entraîneur. Quand bien même le licenciement pour faute grave était reconnu. Une menace d’autant plus sérieuse pour le Losc que la DNCG a déjà pointé du doigt les finances nordistes, prononçant une interdiction de recrutement durant le mercato hivernal et l’obligation de verser 25 millions d’euros sur un compte bloqué avant le 31 janvier. Le règlement de ces 18,6 millions d’euros mettrait donc d’autant plus en péril le Losc.

Laisser un commentaire