Fekir, quel est le problème ?

 Nabil Fekir dans le dur. (Iconsport)Nabil Fekir dans le dur. ©Iconsport

Publié le 06/02/2018 à 13h36, Mis à jour le 06/02/2018 à 16h09

Flamboyant cette saison, Nabil Fekir est peu en vue ces dernières semaines en Ligue 1. Le capitaine de l’OL ne peut pas tout faire.

De la fatigue, physique et mentale

C’est peu dire que Nabil Fekir porte l’OL cette saison avec une réussite folle (16 buts, 5 passes décisives en Ligue 1). Il connaît néanmoins un passage à vide avec trois dernières prestations médiocres, lors du succès arraché contre le PSG (malgré son inspiration sur coup franc) et durant les défaites à Bordeaux (3-1) et Monaco (3-2). La fatigue se fait sentir, lui qui avait disputé 49 matches la saison passée et en est à 27 cette saison. Mais la saison est aussi éreintante mentalement pour le nouveau capitaine des Gones. Il est la principale star de l’équipe depuis le départ d’Alexandre Lacazette et doit être le leader de ce jeune groupe à seulement… 24 ans. Maxime Gonalons avait plongé de cette manière quand il a hérité du brassard.

Genesio n’aide pas

La discrétion de « Nabillon » coïncide au léger changement tactique opéré par Bruno Genesio. Afin d’intégrer Tanguy Ndombele dans le onze, le coach lyonnais est passé au 4-3-3, réclamant soudainement des efforts défensifs supplémentaires à Fekir. Ce dernier commence donc ses actions plus bas, avec plusieurs adversaires sur le dos. Il remonte le terrain ballon au pied, quand il était davantage trouvé entre les lignes auparavant. Dans la difficulté, Genesio n’est pas le technicien le plus perspicace tactiquement. A 11 contre 10 face à Monaco, dimanche dernier, il a demandé à Fekir de rester haut, aux côtés de Mariano Diaz, alors que le dribbleur gaucher aurait justement fait du bien dans le cœur du jeu afin de créer des brèches.

Le secteur offensif est prévisible

Lorsque Nabil Fekir n’est plus le messie lyonnais, les limites offensives de l’équipe sont flagrantes. L’actuel 4e du championnat a du mal à faire la différence contre des blocs regroupés et le profil de ses joueurs y est pour beaucoup. Mariano Diaz n’est pas un point d’appui, il a une manie souvent handicapante, celle de demander le ballon à 25 mètres pour frapper. Memphis Depay et Maxwel Cornet sont des ailiers rentrants bien trop prévisibles, égoïste pour le premier, brouillon pour le 2e. Seul Bertrand Traoré, de retour, apporte de la diversité avec des provocations ballon au pied mais aussi des appels en profondeur. Pour l’instant, aucun de ces joueurs ne prend vraiment le relais de Nabil Fekir. 

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