De Bruyne, taillé pour le Ballon d'Or ?

 Kevin De Bruyne (Reuters) ©Reuters

Publié le 12/02/2018 à 18h53, Mis à jour le 12/02/2018 à 18h58

Meilleur joueur de la meilleure équipe de Premier League, Kevin de Bruyne est-il candidat pour le Ballon d’Or ? Selon Pep Guardiola, c’est le cas… à condition que le Belge brille en Ligue des champions.

S’il y a bien un joueur qui symbolise à la perfection le Manchester City de Pep Guardiola, c’est lui. Revenu en Premier League en 2015, deux ans après un passage manqué du côté de Chelsea, Kevin de Bruyne rayonne sur le terrain, et encore plus depuis l’arrivée du manager espagnol en début de saison dernière. Avec l’international belge, Guardiola a trouvé son homme à tout (bien) faire au milieu de terrain. Pas tout à fait clone de Xavi ou Iniesta, « KDB » est capable de défendre, de marquer de l’entrée de la surface de réparation (du droit ou du gauche), et, surtout, de faire jouer son équipe.

Existe-t-il un meilleur milieu de terrain à l’heure actuelle sur la planète football ? Probablement pas. De Bruyne est si fort que le Belge devient, au fil de des semaines, un candidat potentiel pour le Ballon d’Or. « Sans aucun doute », appuie Guardiola, enchanté par le nouveau récital de son maître à jouer, auteur d’un triplé de passes décisives ce week-end face à Leicester (5-1). « Ce n’est pas seulement à cause de ce match. Il joue comme ça depuis le début de la saison. Tous les trois jours. » 

La C1, le juge de paix

Les chiffres parlent aussi en sa faveur. Depuis ses débuts en Bundesliga, en 2012, De Bruyne a délivré 77 passes décisives. Personne n’a fait mieux sur cette période dans les cinq grands championnats, pas même Lionel Messi (76), ou encore Cesc Fabregas (65), Mesut Özil (62) et Cristiano Ronaldo (55). Et ce n’est pas fini, puisque le Belge monte en puissance: 12 passes décisives en 2015-2016, 20 la saison passée et déjà 18 cette saison. Son record sur un exercice, 17 avec Wolfsburg en 2014-2015, devrait tomber.

Pour prétendre au Ballon d’Or, De Bruyne ne peut pas se contenter d’aligner des statistiques exceptionnelles. « Il faut briller dans les moments décisifs des grandes compétitions, estime Guardiola. Sans cela, vous êtes hors course. Il le sait, et tout le monde sait que pour être là (en course pour le Ballon d’Or, ndlr), il faut gagner des titres. Et un en particulier. » La Ligue des champions, évidemment, où Manchester City voit plus loin que son huitième de finale face au FC Bâle.

De Bruyne le sait et, quand on lui parle du Ballon d’Or, il ne peut s’empêcher de mettre en avant le collectif. « Je fais tout pour aider l’équipe à gagner des titres, explique-t-il. Ce qui arrive après, c’est du bonus. Je suis très heureux de la façon dont les choses se passent pour moi. Je joue de cette façon parce que l’équipe joue de cette façon. Ça rend les choses plus faciles pour moi, ça rend les choses plus faciles pour l’équipe. Et si à la fin, vous pouvez avoir des récompenses individuelles, c’est beau. »

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