"J’aurais seulement aspiré à une autre fin"

 valbuena.jpg (Reuters) ©Reuters

Publié le 18/03/2018 à 09h40, Mis à jour le 18/03/2018 à 09h50

Privé de l’équipe de France depuis l’affaire de chantage dont il a été victime, Mathieu Valbuena a fait une croix sur le Mondial 2018. C’est ce qu’a confié le meneur de 33 ans au Parisien, lui qui aurait aimé un autre épilogue pour son histoire avec les Bleus.

« Bien sûr. » C’est avec ces deux mots que Mathieu Valbuena a confirmé qu’il ne croyait plus à un retour en Bleu. Lors d’un long entretien réalisé pour Le Parisien, d’une trentaine de minutes selon l’aveu du journaliste, Valbuena a évoqué son actualité avec Fenerbahçe, son passé à Marseille et Lyon et bien sûr son histoire avec l’équipe de France.

Ecarté des Bleus deux ans et demi, le meneur de jeu de 33 ans a disputé son dernier match avec la sélection le 11 octobre 2015, lors d’une victoire française au Danemark (1-2). Une absence prolongée qui a certainement fini par avoir raison de ses espoirs de retour. « À un moment donné, il s’agit de regarder la réalité en face« , a-t-il confié sans afficher d’amertume. « Au fil du temps, quand tu acquiers de l’âge, que tu deviens papa, tu relativises beaucoup les choses, poursuit-il. Tu rembobines le film de ta carrière, ce que tu as réussi.Je venais du National. Accomplir tout ce que j’ai fait, c’était déjà génial. »

« L’Allemagne, le Brésil ou l’Espagne semblent mieux armées« 

Ancien cadre de Didier Deschamps, notamment au Mondial 2014, Mathieu Valbuena (52 sélections, 8 buts) s’estime heureux du chemin accompli. « Avoir porté ce maillot bleu restera l’une de mes plus grandes fiertés. C’est le summum pour un footballeur, dit-il. Combien de fois ai-je pourtant entendu que je n’avais pas le niveau international ? J’aurais seulement aspiré à une autre fin. » Comprendre, conclure son histoire avec les Bleus autrement que par une mise à l’écart, officiellement pour raisons sportives.

« On ne m’a jamais rien pardonné, explique-t-il par ailleurs au sujet de sa popularité. Adulé ou détesté, je connais la rengaine par coeur. J’ai toujours dû me battre et déjouer les pronostics pour exister. Ce milieu est parfois un peu amnésique. C’est ainsi. » Deux ans et demi plus tard, l’ancien Marseillais n’affiche pourtant aucune rancœur à l’égard du « groupe France » et s’affirme même comme un futur supporter des Bleus au Mondial.

« Devant ma télé, je serai à fond derrière elle, avoue-t-il, avant de répondre à une question sur ses chances de sacre. Pour l’instant, j’émets quand même quelques réserves. Elle a le potentiel pour aller loin dans cette compétition mais, honnêtement, des nations comme l’Allemagne, le Brésil ou l’Espagne me semblent mieux armées. » L’avenir nous le dira.

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