"Ce que j'ai apporté joue pour moi"

 Olivier Giroud (Reuters)Olivier Giroud ©Reuters

Publié le 22/03/2018 à 21h41, Mis à jour le 22/03/2018 à 21h46

Passé d’Arsenal à Chelsea en janvier pour ne pas voir sa place en équipe de France réellement menacée, Olivier Giroud ne s’est pas complètement relancé chez les Blues. Son temps de jeu et son efficacité en club sont restreints, mais le buteur tricolore ne doute pas de la confiance placée en lui par Didier Deschamps.

A l’instar d’Anthony Martial et Lucas Digne, Olivier Giroud fait partie des internationaux tricolores qui ne sont pas en grande réussite dans leurs clubs respectifs, en plus de devoir se contenter d’un temps de jeu assez limité. De fait, ces hommes ne sont pas assurés de faire partie des 23 joueurs convoqués en équipe de France pour la prochaine Coupe du monde. Le Red Devil de Manchester est confronté à la concurrence de Thomas Lemar, Kingsley Coman et Dimitri Payet, là où le latéral du FC Barcelone peut lui craindre l’éclosion de Lucas Hernandez, le retour en puissance de Benjamin Mendy, la rédemption de Layvin Kurzawa ou encore l’éclosion de Jordan Amavi.

Olivier Giroud, pourtant en difficulté depuis plusieurs mois avec Arsenal avant de rallier Chelsea en janvier dernier, apparaît plus serein quant à ses chances de faire le voyage en Russie. « Ma place dans les vingt-trois, ça peut aller très vite, il peut y avoir une blessure par exemple et je ne veux pas me porter la guigne« , nuance toutefois l’intéressé dans un entretien accordé à L’Equipe et à paraître vendredi. S’il estime que sa place n’est pas encore réellement menacée, c’est en grande partie à la faveur des services rendus à la nation au cours des dernières années, à son efficacité inébranlable chez les Tricolores, et sa bonne entente technique avec Antoine Griezmann.

« C’est important d’avoir la confiance du staff même si aucun joueur n’a l’immunité. Mais c’est vrai que de par ce que j’ai apporté dans le passé en bleu, il y a un certain vécu et ça joue forcément pour moi« , retient l’ancien Montpelliérain. Et sauf improbable revirement de situation, Olivier Giroud sera bien à la Coupe du monde l’été prochain, d’autant que l’un de ses concurrents directs, Alexandre Lacazette, revient lui de blessure et souffre de la concurrence de Pierre-Emerick Aubameyang à Arsenal. Tous les voyants sont donc au vert pour le Londonien, « mais il faut quand même jouer« , explique-t-il. « Partir en janvier, c’était un choix précipité par la Coupe du monde. Je ne voulais pas me mettre en danger« . Pourtant, son temps de jeu n’a pas été beaucoup plus fourni depuis qu’il évolue sous les ordres d’Antonio Conte, et il n’est parvenu à inscrire qu’un seul but toutes compétitions confondues. Ça suffira sans doute à son bonheur s’il dispute bel et bien le prochain Mondial…

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